
Né à Sfax en 1945, Nouri BOUZID a étudié
à partir de 1968 le cinéma à l’INSAS
(Insti tut National des Arts du Spectacle et Technique de Disffusion)
Bruxelles.
En 1972, il y obtient son diplôme de fin d’études
avec un court métrage DUEL.
La même année, il entame son activité professionnelle
comme stagiaire sur RENDEZ-VOUS A BRAY d’André Delvaux.
Dès son retour en Tunisie 1972-73, il fréquente
la Télévision Tunisienne (RTT). Il a été
arrêté et emprisonné pendant plus de cinq
ans (1973-79) pour délit d’opinions et pour appartenance
au groupe radical perspectives. Il a vécu la torture, l’enfermement,
l’enfer…
Sorti de prison, il travaille comme assistant-réalisateur
sur plusieurs films tunisiens et étrangers.
Il participe en tant que co-scénariste et co-dialoguiste
sur plusieurs films tunisiens « Halfaouine », «
L’enfant des terrasses », « La nuit de la Décennie
», « Sultan El Medina », « Les silences
des Palais, etc… Il réalise cinq longs métrages
et deux courts métrages : « L’homme de Cendres
», « Les Sabots en Or », « Bent Familia
», « C’est Shéhérazade qu’on
assassine », « Les mains dans le plat » et «
Poupées d’argiles ». Ces films dévoilent
un ton personnel typique du cinéma d’auteur et firent
de lui une des figures les plus marquantes du cinéma arabe
et africain.
Son dernier film « Making Of » primé du Tanit
d’Or à la dernière session JCC, Nouri Bouzid
apporte au cinéma tunisien une œuvre qui entame sans
doute une nouvelle ère de maturité, de réflexion
sur la proximité sociale et de récupération
du propos politique par l’artiste.
Le propos de Nouri Bouzid est clair : « celui qui joue avec
le feu, finira par se brûler »